Rafafa au Royaume de Siam | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Critique des hébergements
Publié à 02:54 , le 3/10/2010, Mots clefs : Nos coups de coeur, surprises, déceptions
Nos coups de cœur…
… des paysages et des lieux : Ko Tarutao La plage Sunrise beach à Ko Lipe Le lac Chew Lan à Khao Sok et dormir dans un village flottant Les temples d’Ayutthaya
… des hébergements : Le Jack’s Jungle à Ko Lipe et la gentillesse de ses serveurs et cuisiniers Le Khao Sok Tree House Resort à Khao Sok pour les cabanes dans les arbres
… des découvertes culinaires : Le pat thai, les bananes tièdes au lait de coco, le riz gluant à la mangue La soupe de riz aux fruits de mer pour Alex
… des activités : Observer les singes (macaques, gibbons, semnopithèques) dans le Sud et en particulier le regard des semnopithèques et le cri des gibbons Faire du vélo à Old Sukhotai Arpenter les marchés de jour comme de nuit
… des rencontres : Paolo, propriétaire de l’ « Orchid & Hibiscus GH », beaucoup de personnalité Djessana, notre guide naturaliste, très gentil, avenant et intéressant à Khao Sok Les thaïlandais très taquins et rigolards Les enfants qui nous saluent tout le temps en nous envoyant des « Hey You ! »
…des détails pas anodins : Les orchidées présentent partout Le sens du détail et du service des thaïlandais (un peu pénible dans les boutiques mais tellement agréable dans les gares et dans le train) Les plats très bien présentés avec des fruits et légumes découpés en forme de fleurs...
Nos déceptions :
Chiang Mai : de jolis temples, un chouette marché de nuit mais trop d’occidentaux, trop de pollution, trop de bruit, trop de circulation. Le charme n’a pas opéré sur nous. Traverser la rue dans les grandes villes. Notre technique : se coller à un thaïlandais pour traverser avec lui (grâce à lui) les boulevards. Devoir faire la part du vrai et du faux lorsqu’on demande un renseignement. Sans doute par sens du service, aucun thaïlandais ne nous a dit qu’il ne connaissait pas la réponse à notre question. Notre technique : demander l’information à plusieurs habitants et retenir la réponse la plus fréquente ! Le goût du Durian !!! Même en mâchant plusieurs chewing-gum, le goût ne s’atténue pas en bouche ! Je tiens à signaler qu’Alex a plutôt apprécié !!!
Nos surprises & étonnements :
Les travailleurs en plein air sur les chantiers ou dans les parcs & jardins qui se protègent du soleil en étant vêtus des pieds à la tête de pantalons longs, manches longues, foulards... et même encagoulés malgré la chaleur. L'odeur très forte du caoutchouc fermenté (très présent dans le sud) Les toilettes systématiquement pourvues d'un jet d'eau à côté pour se nettoyer en remplacement du papier peu présent et la petite corbeille pour jeter son papier usagé afin qu'on ne le jette pas dans les WC des hôtels. Publié à 02:31 , le 3/10/2010, Mots clefs : Retour glacial
Réveil très matinal. L’avion qui nous ramène en France décolle à 8h30. Nous avalons un dernier riz gluant à la mangue avant d’embarquer dans le superbe avion. Comme à l’aller les paysages survolés sont magnifiques. En ce début de parcours, nous volons au dessus de la très verte Birmanie, de l’Inde et de l’Irak où nous prenons bien conscience de l’intérêt pour ce pays tant les puits de pétrole sont nombreux.
Nous devons prendre une correspondance pour Paris à Doha au Qatar mais l’avion Doha-Paris a trois heures de retard. Alors nous prenons notre mal en patience et observons les va-et-vient dans l’aéroport. Toujours très cosmopolite, des occidentaux, des femmes en niqab, des indonésiens très rieurs… A part compter les avions de la flotte Qatar Airways (aucune autre compagnie aérienne présente et paradoxalement aucun avion Qatar pour poursuivre notre voyage parmi tous ceux au sol), comparer les produits high tech détaxés et contempler la Lamborghini qu’on ne gagnera jamais à la loterie organisée par l’aéroport (300$ le ticket de tombola !!!), il n’y a pas grand-chose à faire. Nous nous rabattons sur un menu hamburger à 13€ !!!
On ré-embarque. Arrivée à Paris. Il fait une nuit glaciale. A cause du retard au départ de Doha, le dernier train pour le sud de la France est déjà parti. Nous passerons la nuit dans une chambre d’hôtel 4* offerte par la compagnie aérienne et rêverons…
FIN DU VOYAGE Publié à 02:09 , le 3/10/2010, Mots clefs : Le der des ders
Jeudi 31 Décembre, dernier jour de visite, demain on reprend l’avion, direction l’hiver français. Pour cette dernière journée, nous renouons avec les grands édifices thaïlandais. Au programme, nous visiterons donc : le Palais Royal, le temple Wat Pho, le marché aux puces, nous ferons également un petit tour à Khao San Road (petit en distance parcouru mais très long en temps qu’il nous a fallu pour arpenter d’un bout à l’autre la rue tant il y a de monde et d’animations !). Nous finirons par le feu d’artifice ! Le temps est un peu menaçant aujourd’hui. Nous partons en direction du Palais Royal mais malheureusement nous ne le verrons que de l’extérieur car nous n’avons pas la tenue appropriée pour entrer c’est-à-dire pantalon long, manches longues et chaussures fermées. Nos sandales nous privent de cette visite qui doit être superbe. Nous nous contenterons donc des toits dorés et finement décorés qui dépassent des murs d’enceinte. Nous nous dirigeons ensuite vers le temple « Wat Pho » connu pour son immense bouddha doré couché aux pieds incrustés de nacre, long de 45 mètres et de 15 mètres de haut. Le Wat Pho est un très grand temple regroupant plusieurs bâtiments, un petit bassin, le centre national d'apprentissage et de préservation de la médecine traditionnelle thaïe. Lors de notre visite, des sessions d’échange avec des moines « chat monk » étaient possibles. D’ailleurs ces discussions sont diffusées dans l’ensemble du temple.
Ce temple est vraiment un havre de paix et de beauté. Bien sûr le summum reste la statue de bouddha couché sur son lit de mort, sur le point d’accéder au parinirvâna mais les autres parties du temple ne sont pas dénouées d’intérêt. Après la visite du Wat Pho, un orage surgit. Nous poursuivons notre visite vers le marché aux puces. Il s’agit surtout d’un marché aux amulettes avec un peu de bric à brac aussi. L’orage s’intensifie. Avant d’assister au feu d’artifice, nous nous aventurons un peu sur Khao San Road, la rue des routards du monde entier. Dans cette rue, on trouve : des hôtels bon marché, des restaurants, des bars se faisant concurrence à coût de sono poussée au volume maximum, beaucoup de vendeurs de fringues, des marchands ambulants de pad thai… un brouhaha assez bon enfant.
De là nous prenons un tuk tuk en direction d’un grand boulevard proche du MBK pour assister au feu d’artifice du nouvel an. Beaucoup de thaïlandais sont là malgré le fait que ce soir nous fêtons le nouvel an grégorien et non le nouvel an bouddhiste. Le compte à rebours à commencer ! Il laisse place à un beau feu d’artifice mais d’une durée très courte qui nous laisse un peu sur notre faim.
Bonne année!!! Et bons baisers de Bangkok!!!
Malheureusement il est temps de rentrer à l’hôtel. Dans 8h nous quittons la Thaïlande. Publié à 01:32 , le 3/10/2010, Bangkok Mots clefs : Frénésie de Bangkok
Arrivés très tôt à Bangkok. La nuit dans le train couchettes a été courte. Dans l’immense gare de Bangkok, nous sommes un peu hagards ! Nous nous attardons dans le hall pour prendre notre petit déjeuner et surtout pour reprendre nos esprits ! Maintenant il est temps de faire face à la horde de rabatteurs, taxis et chauffeurs de tuk tuk qui nous attendent devant la gare. Nous négocions le coût du trajet jusqu’au centre-ville puis direction le quartier Rambuttri, près du célèbre Khao San Road, lieu de pèlerinage ou de débauche des touristes-routards. Nous posons nos bagages au « Rambuttri village Inn », plutôt calme, idéalement situé pour se rendre facilement à pied aux principaux temples mais sans charme. La sour-prizz comme dirait Paolo de Sukhothai, vient du superbe toit-terrasse avec vue sur Bangkok et piscine en bonus.
En cette fin de matinée, nous souhaitons nous rendre au Parc Lumphini. Pour s’y rendre nous devons prendre un bus, expérience plutôt déconcertante, ne sachant pas comment payer notre trajet, nous avons involontairement et honteusement voyagé gratuitement ! Le bus nous arrête devant un des très grands centres commerciaux de Bangkok, le « Mahboonkrong », plus simplement nommé « MBK ». Nous déjeunons au Mac Do du coin, histoire de comparer les produits et les tarifs avec ceux qu’on trouve en France et j’en profite pour acheter des cosmétiques à un coût avantageux au MBK. C’est le retour à la civilisation et à la consommation !
Le chemin jusqu’au parc Lumphini est encore long (nous sommes descendus trop tôt du bus) mais il nous fait passer à côté de l’université et de ses étudiants en uniformes, des grands boulevards et de ses flots de voitures et de bruits. Nous arrivons enfin au Parc. Epuisée par la chaleur et l’humidité, il est temps pour moi de faire une petite sieste sur la pelouse, au milieu des chats et passants. Pendant ce temps, Alex part à la chasse aux varans et autres animaux. En fin d’après-midi, l’hymne national retentit, nous nous arrêtons avec quelques secondes de retard, le temps de comprendre pourquoi tout le monde, joggeurs, promeneurs…est immobilisé. Oups ! Avant de quitter le Parc, nous assistons captivés, au gigantesque cours d’aérobic donné dans les allées. Spectacle très sympa.
La nuit commence à tomber. Nous nous rendons au marché de nuit « Suan Luam Night Bazaar », situé à quelques pas du parc. C’est un immense marché plein d’allées, un peu labyrinthe, dotée de petits commerces mais aussi d’une grande zone occupée par des stands de nourriture et d’une scène où se joue un concert tous les soirs. Nous faisons quelques emplettes, dînons du riz sauté à l’ananas et nous dirigeons vers les tuk tuk pour rentrer à l’hôtel. C’est là que ça se corse, il faut toujours négocier férocement. Ce soir, les chauffeurs de tuk tuk sont durs en affaire, le prix proposé est terriblement élevé puisqu’on nous propose une course à 500 baths, ce qui représente autant que le prix du trajet en train couchette Ayutthaya-Sukhotai !!!! Alors là on ne se laisse pas faire et finalement on obtient la course à 70 baths auprès d’un chauffeur qui semblait s’ennuyer ferme ! Wou hou mais quelle course, ce n’est pas un chauffeur mais un pilote de formule 1 (certains diront un chauffard) avec son tuk tuk débridé. Le moteur vrombit, les accélérations nous collent au siège et les virages sont serrés. Ce chauffeur impatient arrive toujours à se faufiler devant les autres tuk tuk et voitures pour démarrer en premier au feu ! Demain nous continuerons l’exploration de Bangkok. Publié à 06:30 , le 26/08/2010, Bangkok Mots clefs : Space Monk !
Couchés à 18h la veille, 13h de sommeil, frais comme un gardon au réveil ! Le petit déjeuner est copieux et pris en écoutant du jazz. Ah j’oubliais la « sour-prizzz » de Paolo : du miel sauvage apporté sur son bois (?!). N’allez pas demander à Paolo d’où provient ce miel sauvage ! Il vous répondra d’un ton assez autoritaire, convaincu et convainquant « Ma cé dou miel sauvage, il vient de la forêt, vous comprenez ?!!! ». En route pour les temples… à bicyclettes… Ce matin nous sommes en pleine forme et c’est tant mieux car nous allons avaler les kilomètres afin de parcourir l’ensemble des temples d’Old Sukhotai.
Chaque temple nous émerveille. Au sommet d’un temple, nous rencontrons un joviale et rondouillard jeune américain qui visite seul Old Sukhotai. Dans un premier temps, je pensais qu’il était essoufflé d’avoir grimpé au sommet du temple par les nombreuses marches mais il paraissait en réalité surexcité, euphorique par une aventure qu’il venait de vivre. Un peu plus tôt dans la journée, il fut la rencontre d’un moine qui l’invita à l’intérieur d’un petit temple très confidentiel où il vécut une expérience extraordinaire. Il nous montra le bracelet et l’amulette offerts par le moine. On enviait sa joie et l’aventure qu’il venait de vivre. On se quitta en se souhaitant mutuellement bon voyage !
Nous continuons nos pérégrinations bouddhistes.
Arrêtés au « Wat Si Chum », nous sommes attirés par un regard qui nous apparait petit à petit, au fur à mesure des mètres que nous avançons. Derrière des colonnes et un mur entrouvert, nous apercevons une immense statue de bouddha assis (15m de haut et près de 12m de large entre ses deux genoux). Nous sommes magnétisés par la beauté de cette statue que nous contemplons sous tous ses angles.
Après cette découverte, nous marchons un peu dans le parc. Là un petit monsieur, nous hèle. De plus près, c’est un moine qui nous demande de traverser le ruisseau (à sec !) et de le rejoindre. Il nous fait visiter son temple. Aucun touriste. Des thaïlandais rigolent et discutent. Nous pensons tout de suite à l’aventure vécu par l’américain. Nous nous laissons guider. Le moine nous fait entrer à l’intérieur d’un temple par une petite porte étroite. Là se trouve des dizaines de statues, des dessins et tableaux de divinités. Des dizaines de bâtonnets d’encens se consument. Le moine nous fait nous asseoir et nous commençons à discuter. A vrai dire, nous lui parlons anglais et français, lui nous parle thaïlandais et un anglais aussi approximatif que le mien mais un certain dialogue se créé entre nous. Nous vivons une véritable initiation spirituelle. Le moine nous fait faire des pas, des gestes et nous répétons ces paroles. Il est malheureusement très difficile de vous décrire précisément le rituel vécu. Quelque chose cloche néanmoins : les moines ne doivent pas toucher les femmes alors pourquoi ce moine me prend le bras à plusieurs reprises ?
Le moine nous remet deux amulettes et des pierres de Sukhotai. A la fin de la séance, le moine nous incite très vivement à lui faire un don. Mais qu’il est gourmand ce moine ! Il nous présente une liasse de billets de tous les pigeons occidentaux que se sont fait avoir. Que de devises, sa liasse est un voyage à elle tout e seule, des voyageurs japonais, américains, des euros, des australiens… Que de pigeons, rou rou… Bien sûr nous lui présentons quelques baths mais lui veut des euros et beaucoup d’euros. Nous refusons ferme. Le don doit être spontané et pas contraint, non mais ! Fin de la séance ! Fin également de la journée car nous sommes vidés et un peu éprouvés. Nous remontons sur nos bicyclettes et rentrons doucement voir Paolo, récupérer nos sac à dos pour voguer vers une nouvelle destination. Les au-revoir avec Paolo sont très chaleureux. Direction Phitsanulok où nous prendrons le train de nuit pour Bangkok, prochaine et dernière (déjà) destination de notre périple thaïlandais.
A la gare, des cafards grouillent autour de nous et de nos bagages. Nous passons notre temps à les esquiver, ce qui nous occupe grandement ! Des rats courent également le long des rails. A un moment, l’instinct nous pousse à regarder très attentivement nos billets de train. Aaah on nous a vendu des billets pour le lendemain. Aussitôt j’en informe l’agent présent sur le quai, nous courons, sautons les rails au dessus des rats, escaladons le quai, dérapage contrôlé et hop arrivés au guichet. Je sens beaucoup de compassion de la part de l’agent. Quel sens du service et de l’accueil ! Ca fait chaud au cœur ! On réussit à nous trouver de nouvelles couchettes dans le train qui part dans…1 minute ! Vite, vite, nous redescendons sur les rails, ré-escaladons le quai et hop l’agent nous emmène dans notre wagon. Là nous sommes pris en main par le responsable du wagon. Chaque wagon dispose d’un agent qui aiguille les voyageurs et propose des petits déjeuners au réveil. Demain visite de Bangkok. Publié à 06:47 , le 17/08/2010, New Sukhothai Mots clefs : Monday Night Fever !
Ce matin nous nous levons aux aurores pour prendre un bus en direction d’Old Sukhotai. Old Sukhotai est connue pour ses nombreux temples disséminés dans plusieurs parcs, sur un vaste territoire. Arrivée à Old Sukhotai, nous nous installons à l’ « Orchid & Hibiscus guest house». C’est une GH de charme, dans un cadre bucolique, avec un grand jardin, des lieux de repos et de contemplation, des volières, des fleurs partout, des détails de déco en bois, une jolie piscine. Les bungalows en bois massif sont très beaux et très confortables (lits à baldaquin, linge bien choisie…). Nous sommes accueillis par le charismatique et assez intimidant Paolo, un italien installé en Thaïlande depuis longtemps et marié à une thaïlandaise. Déjà la veille au téléphone, lorsque nous avons souhaité réserver une chambre, notre conversation avait été surréaliste et un peu froide. Comment se comprendre avec nos accents respectifs et en fond sonore le bruit des boulevards de Chiang Mai ? Bref, chacun de nous avait dit « ok » pour la réservation mais je n’avais pas très bien compris ce que j’avais réservé !
Il doit faire 35°c. L’appel de la sublime piscine est trop fort… plouf…
Nous louons deux vélos et pédalons vers les premiers temples. Cependant nous ressentons vite une grande fatigue. A plusieurs reprises nous nous arrêtons et nous nous allongeons sur l’herbe. Aucun tonus. Déjà ce matin, dans le bus, malgré toutes les sorties de climatisation braquées sur moi, j’avais très chaud. Alex se sent vraiment mal, nous écourtons notre promenade.
Il est à peine 18h et nous sommes déjà au lit, pris d’une très forte et soudaine fièvre. La conséquence peut être de nos excès de la veille. Publié à 09:01 , le 18/06/2010, Mots clefs : Jour de festin à Chiang Mai
Nous sommes encore à Chiang Mai. Cette journée sera consacrée à la visite de la vieille ville, à l’intérieur des remparts et des boulevards. Nous espérons que Chiang Mai nous révèle une facette plus charmante que celle qu’elle nous a montré jusqu’à présent. Nous déambulons dans les rues où commence à s’installer le marché du dimanche. Quel calme ! Cela nous change des scooters pétaradants et de la foule rencontrée au Doi Suthep hier. Nous nous arrêtons déjeuner dans la cour d’un temple avec quelques animations : karaoké, chant, stand de nourritures. Notre festin commence !!! Au programme soupe aux boulettes de viande, raviolis farcies, crêpes fourrées d’une crème inconnue et glaces en cube à la noix de coco pour moi et au taro (tubercule) pour Alex.
Après le déjeuner, nous entrons au Wat Phra Sing, un temple assez peu fréquenté. A l’intérieur, se trouvent des bouddhas et des offrandes. A l’extérieur, des drapeaux flottent dans l’air.
Ensuite nous visitons un deuxième temple caractérisé par un chedi de 90m de haut avec un grand réceptacle carré et des rampes d’escaliers en tête de naja. De jeunes moines s’affairent, transportent des offrandes ou réalisent des travaux dans la cour.
En fin d'après-midi, nous nous rendons dans un petit jardin public très fréquenté par les jeunes de Chiang Mai. On y croise de jeunes rockeur ou branché (d'allure), avec petits toutous (parfois vêtus!), des chats et d'énormes poissons voraces dans les bassins. On s'est assis sur un banc pour observer le spectacle des gens courant derrière leur chien et des joueurs de foot accrobatique. En réalité, il s'agit d'un sport très connu en Thaïlande. Cela se joue avec un ballon de foot et avec les pieds mais il faut mettre des paniers placés bien en hauteur et non des buts!
Et là le drame ou plutôt le gros dossier... J'ai été réduite à imiter un chien en train d'uriner (mâle pour la précision importante). Je m'explique : une jeune femme thaïlandaise était assise sur l'herbe, un petit chien s'est approché de son dos avec la ferme intention de lui uriner dessus. Bien sûr j'ai aussitôt poussé des cris pour éloigner le chien qui insistait "OOoooh! Ooooh! Aaaah! Psssss! Be careful, the dog put the leg like this to do pipi" ai-je dis à la dame, qui ne comprenait strictement rien à ce que je lui baragouinais, tout ça sous le regard d'un Alex halluciné!!! J'avais sauvé un pull et l'honneur d'une thaïlandaise!
A la tombée de la nuit, nous commençons à arpenter les étroites allées du gigantesque marché (marché d’artisanat et stands de nourritures). La foule est très importante, nous sommes collés les uns aux autres, ce qui ne nous empêchera pourtant pas de nous arrêter goûter des friandises sucrées…très particulières. Nous poursuivons le marché jusqu’à trouver un lieu dédié aux petits plats cuisinés avec des tables basses sur lesquelles diner. Au diner ce soir : nouilles sautées à agrémenter d’ingrédients au choix, galettes de légumes, thé fumé en gelé (très original) et plusieurs petites bouteilles de jus d’orange frais pressées.
Nous avons beaucoup apprécié cette journée. Demain direction Old Sukhotai et ses temples ! Publié à 12:15 , le 22/05/2010, Chiang Mai Mots clefs : Aujourd’hui nous prenons de la hauteur… Visite du Doi Suthep
Ce matin au petit déjeuner, nous avons fait la découverte du riz gluant à la mangue et ce fut une révélation !!!! Il s’agit d’un riz gluant avec sur le dessus des grains de riz croustillants accompagné d’une belle et juteuse mangue ! Un pur délice !
Après ce petit déjeuner de roi (comme dirait ma grand-mère, si tu veux ménager ta monture, prend « un petit déjeuner de roi, un déjeuner de prince et un dîner de pauvre »), nous partons au Doi Suthep (1 676m d’altitude), mont situé à 16 km de Chiang Mai. Nous souhaitons découvrir le temple qui se trouve au sommet mais également nous balader en foret et apprécier les quelques cascades existantes dans ce lieu.
La route en lacets est très fréquentée par les bus, les sawngthaew (pick-up aménagé avec bancs et faisant office de taxi collectif) et les scooters pétaradants. Autant de circulation ne présage rien de bon au sommet. En haut du Doi Suthep, s’élève le Wat Doi Suthep, grand temple qui offre une belle vue (embrumée, zut !) sur Chiang Mai. On est dimanche et beaucoup trop de monde à notre goût. Néanmoins le temple est beau et nous assistons, dans un élan de spiritualité à une cérémonie bouddhiste. En prime, nous pouvons encore goûté de nouvelles curiosités culinaires, brioches fourrées de viande, brochettes de boulettes de viande … Nos appétits se portent bien, merci !
Après la visite, nous avons cherché en vain un chemin pour nous balader dans la forêt au départ du sommet et en direction de la ville. Mission impossible. Résultat, nous avons longé la route fréquentée, bruyante et polluée, en marchant dans le fossé (route trop dangereuse), dans l’espoir de s’approcher de chemins ou au moins des cascades ! Rien à faire, pas de chemins ! Nous nous résignons à faire du stop. Finalement nous arrêtons un sawngthaew libre. Nous descendrons près du zoo dans Chiang Mai pour visiter un petit parc urbain. Le Doi Suthep n’a pas été d’un grand intérêt, en particulier par rapport aux charmantes villes et superbes temples que nous avons vus précédemment. Nous sommes un peu déçus et surtout fatigués. Après un bref repos au parc, nous ne nous avouons pas vaincu et poursuivons notre après-midi dans un temple « très confidentiel » où nous nous faisons très discrets par peur de déranger les moines. Aucun touriste. En sortant je rencontre une gentille petite fille désirant poser sous mon objectif et son chien souriant (mais si si c’est une race de chien souriante !!! Sauf sur ma photo où il a perdu son sourire.).
Bilan de la journée très mitigé : Chiang Mai ne nous plaît pas pour le moment. C’est une ville bruyante et très polluée. La circulation y est très dense. Nous attendons parfois 5 à 10 minutes avant de pouvoir traverser la rue (c’est le cas surtout sur les boulevards qui entourent la vieille ville). Tactique, se coller à un thaïlandais pour traverser en même temps que lui. Nous avons plutôt été désagréablement surpris par le nombre d’occidentaux. Tous ceux que nous n’avons pas croisés jusqu’à présent, étaient donc là ??!! Nous sommes très loin de Yat Hai et même d’Ayutthaya !
Nous espérons connaître une facette plus charmante de Chiang Mai demain dans la vieille ville. Publié à 11:56 , le 16/04/2010, Chiang Mai Mots clefs : Quelle est cette Thaïlande ?!
Joyeux Noël !!! Nous venons de passer une nuit dans le train et ça y est nous atteignons le Nord de la Thaïlande, ce qui signifie aussi malheureusement que nous sommes à la moitié de notre voyage. Nous ne voulons pas rentrer en France !!!! Perspective bien triste…
Retour à la réalité des gares, des rabatteurs d’hôtel nous accostent. Nous acceptons d’en suivre un, celui du SK House car nous avions prévu d’y dormir justement (recommandé par le Lonely Planet). Un gros 4x4 à l’intérieur en cuir blanc nous transporte jusqu’à l’hôtel. La chambre avec ventilateur et salle de bain privée nous coûte 250 baths/nuit. C’est une affaire, nous semble-t-il. A première vue, cette chambre est correcte mais elle se révèle être limite en réalité (draps sales et déchirés, sols sales, murs très défraîchis…nous dormirons dans nos duvets !). Il s’avère que le beau bâtiment, celui avec la piscine et la déco en bois est réservé aux chambres avec climatisation et l’autre bâtiment, de l’autre côté de la rue dispose des chambres avec ventilateur. Le guide mandaté par le Lonely Planet n’a sans doute pas pris la peine de traverser la rue préférant barboter dans la piscine et se reposer dans une chambre climatisée ! Tant pis, ce n’est pas cher et nous passons nos journées à l’extérieur…
La vieille ville de Chiang Mai se trouve à l’intérieur des remparts mais nous la visiterons après-demain. Aujourd’hui, nous sommes à la recherche d’un livre sur la faune pour Alex. Rendez-vous donc dans les librairies de Chiang Mai. En chemin, nous sommes surpris par le nombre important d’occidentaux.
Ce soir, nous allons au Night Bazaar, encore un temple, celui de la consommation et de la négociation surtout !!! C’est un grand marché de bijoux, souvenirs, artisanat… Puisque c’est permis et même fortement conseillé ici, nous nous initions à la pratique du marchandage. Les prix sont très gonflés au départ mais en négociant bien, on peut avoir un rabais de 50%. Fréquemment lorsque nous demandons un prix, on nous répond « Combien vous voulez ? ». Déconcertant mais amusant. Pour les Tuk Tuk, c’est pareil, les prix annoncés sont très élevés mais il faut être ferme, sans pour autant nous prendre pour les rois du pétrole. Notre astuce, c’est de mettre dans sa poche la somme qu’on souhaite donner pour la course et de ne surtout pas sortir notre porte monnaie plein de billets. Si vous n’êtes pas pressé, vous trouverez toujours un tuk tuk prêt à vous transporter.
Maintes fois, on nous a proposé des massages, le fameux massage thaïlandais, nous n’avons pas encore cédé ! Plus surprenant, le fish massage. Installé au bord d’un grand aquarium, les gambettes dans l’eau, des milliers de petits poissons nous mangent les peaux mortes. Hum appétissant !
Publié à 11:20 , le 16/04/2010, Chiang Mai Mots clefs : Journée aux temples
Aujourd’hui la journée entière est consacrée à la visite des temples d’Ayutthaya, le tout à pied bien sûr ! Alors au programme beaucoup de wat, un peu de wiham (wat ? wiham ? Allez comprendre...) et bien sûr comme à notre habitude, une visite au marché s’impose !
Notre GH se situe à quelques minutes du grand marché alimentaire, nous commencerons donc notre journée par ce microcosme qu’est le marché, couleurs, odeurs, sons, animations, de quoi nous étonner. Le marché d’Ayutthaya est un vrai dédale, plein de ruelles à droite, à gauche. Nous nous perdons un peu volontairement entre les étals de fruits et légumes, ceux de bric à brac et les étals de viande fraîche et poissons. Des poissons toujours frais, frémissants, des grenouilles vivantes serrées les unes contres les autres dans des bassines, des chats dormants sur les étals, une petite mamie découpant son poisson à même le sol. Bien qu’ayant eu des hauts de cœur dans le « quartier » de la viande fraîche, ce fut une découverte agréable !
Place aux temples maintenant ! Dans le désordre :
La visite des temples peut paraître longue et monotone, pour des néophytes comme nous, mais bien au contraire nous nous sommes vraiment beaucoup amusés à parcourir ces vestiges, photographier les lumières et décors, jouer avec les écureuils, courir après les varans, boire des sodas dans des sacs plastiques et observer les thaïlandais, monks et touristes. Nous avons adoré ces visites !
Au marché des artisans, j’ai acheté des poissons volants !!! Ce sont des mobiles constitués de poissons tressés dans des feuilles de palmiers. C’est une tradition d’Ayutthaya, il parait que cela porte bonheur (seulement 0,20€ le mobile contre 14€ dans une célèbre chaîne de boutiques française dont le nom commence par Nature et fini par Découvertes. Vous ne voyez pas ?! Faites un effort !). Face à ce marché, se trouve un centre de « protection » des éléphants qui propose des promenades en ville à dos d’éléphants et des spectacles de domptage d’éléphants (un peu attristant de voir de telles bêtes faire des "pitreries" mais c'est toujours impressionnant de les approcher de si près).
Au rayon « on découvre des nouvelles saveurs et on s’en met plein la panse en Thaïlande », nous avons encore fait une découverte : les crêpes vertes dans lesquelles on met des cheveux de sucre. On roule et on déguste ! La couleur des crêpes proviendrait (plusieurs hypothèses) du pandanus, une plante que nous avons pu voir notamment dans l’extrême sud.
Perdant la notion du temps et en particulier des dates, nous nous rendons compte que nous réveillerons ce soir dans le train de nuit qui nous emmène à Chiang Mai ! Publié à 12:02 , le 17/03/2010, Ayutthaya Mots clefs : En route pour les temples d'Ayutthaya!
Toujours dans le train de nuit Surat Thani – Bangkok, nous nous réveillons à quelques heures de Bangkok. Le lit supérieur se range dans un coffre sous le plafond tandis que le lit inférieur se transforme en places assises et ainsi le train de nuit devient un train de jour. Le personnel du train, très serviable, nous apporte notre petit-déjeuner (100 baths tout de même).
Nous approchons de Bangkok. Des centaines d’abris de fortune se trouvent à quelques mètres du train, le long des rails. A la gare de Bangkok, nous filons directement dans le train pour Ayutthaya. Nous n’en revenons toujours pas, nous avons payé seulement 15 baths/personne (0,30 €) pour 1h30 de trajet. A la gare d’Ayutthaya, des tuk tuk insistent pour nous transporter. Sur le plan, la rue où nous voulons nous rendre ne se trouve pas très loin, juste de l’autre côté du fleuve, nous décidons d’y aller à pied. Il fait chaud et nous nous perdons un peu. Il faut dire que nous avons longtemps cherché un pont pour traverser… Finalement, nous prenons un bac pour passer sur l’autre rive. Nous posons nos bagages à la Chantana GH. Pour une fois, nous n’avons pas l’impression d’être dans un hôtel baptisé Guest House. Une famille vit vraiment dans cette grande maison. La mère et ses deux filles sont très aimables, les chambres impeccables. On vient à Ayutthaya pour ses vieux temples. Ils sont disséminés dans le centre-ville mais restent accessibles à pied depuis le centre. A Ayutthaya, il faut juste faire attention aux meutes de chiens errants qui peuvent être agressifs. Il nous est d’ailleurs arrivé de changer de trottoir pour les éviter. Nous avons vraiment été étonnés par leur nombre.
Le soir, nous mangeons au marché de nuit qui se trouve à côté du parc. Nous goûtons le vita milk (boisson au lait de soja), les brochettes aux pieuvres et des raviolis au porc & herbes. Mais ce n’est pas tout…
Pour la première fois, nous goûtons ce fameux fruit : le durian. Disons que le goût et la texture sont très… particuliers. Le fruit se présente comme un gros ballon. Quant à l’intérieur, il est clair, mou, un peu fibreux. Ce qui le caractérise, c’est sa forte odeur et son goût, à tel point qu’il est interdit d’introduire ce fruit dans certains lieux publics lorsqu’il est trop mûr. Pour définir l’odeur et surtout le goût, je dirai que cela peut s’apparenter à du camembert ou de l’échalote pourrie mais alors bien pourrie ! Rajoutons que ce fruit coûte plutôt cher et que le goût reste en bouche pendant longtemps ! Avis aux amateurs…
Publié à 11:34 , le 23/02/2010, Ayutthaya Mots clefs : Gibbons et douceur de vivre au lac de chew lan
Après un réveil matinal, nous partons pour un deuxième safari. Les appels des gibbons, très particuliers, résonnent. Nous espérons en voir aujourd’hui, d’autant plus qu’ils sont difficiles à apercevoir. Nous cherchons longtemps et, enfin, ça y est des gibbons !!! Ils paraissent petits et frêles. Ils possèdent de très longs bras qui leur permettent de se suspendre et de se balancer de branche en branche. Ils sont aériens. Djessana nous explique que les différentes espèces de singe peuvent cohabiter dans le même arbre car chacun à sa propre strate. Les macaques sont plus massifs. Ils marchent et vivent au premier niveau de l’arbre. Les semnopithèques sont au deuxième niveau. Ils sautent et se nourrissent de feuilles. Quant aux gibbons, ils se suspendent et vivent au troisième niveau. Nous sommes tous allongés sur le pont en bois du bateau pour observer les gibbons se déplacer et se nourrir. A ce moment là, nous sommes en pleine admiration devant cette nature.
De retour au village flottant, nous avons quartier libre. Au programme pour nous : un brin de toilette dans le lac (waouh c’est le pied de se laver en nageant !), baignade et kayak à la recherche des singes (pour moi) et des oiseaux et reptiles (pour Alex). Les gibbons lancent de nombreux appels qui nous permtetent de les localiser facilement. En kayak, nous avons la chance d’observer les macaques et gibbons de très prés.
L’après-midi, nous faisons une petite randonnée de 2h dans la jungle. Qu’est-ce qu’il fait chaud et humide, c’est éprouvant. Peu de mammifères sur cette petite île mais des troncs d’arbres énormes, beaucoup de lianes partout… et un très beau point de vue.
Voilà il nous faut déjà quitter Khao Sok. Nous remercions chaleureusement Djessana de nous avoir communiqué sa passion de la faune et de la flore de la jungle. Encore une fois, nous aurions aimé passer 1 ou 2 jours de plus à Khao Sok mais maintenant place aux temples et aux villes !
Petit à petit nous remontons la Thaïlande. Cette nuit nous quitterons le sud. Avant nous devons nous rendre en bus à Surat Thani puis prendre le train de nuit pour Bangkok.
C’est notre première nuit dans un train thaïlandais. L’aménagement manque d’intimité mais s’avère très ludique et astucieux. Les lits sont disposés le long des parois du wagon. On tire un rideau et on est chez soi. Il fait froid. Nous avions acheté des billets pour un wagon juste ventilé mais finalement nous nous retrouvons dans un wagon climatisé (pour le même prix).
Publié à 07:06 , le 8/02/2010, Khao Sok Mots clefs : train de nuit, gibbons Village flottant et safari sur le lac de chew lan
Aujourd’hui nous partons pour le lac de chew lan, dans la réserve naturelle. Nous y passerons 2 jours. Nous faisons la connaissance de Djessana qui sera notre guide pendant tout le séjour sur le lac. Avant d’embarquer, nous nous arrêtons au marché où Djessana achète des fruits et des gourmandises à nous faire découvrir. Nous en profitons également pour visiter un parc où se trouve un beau temple.
Nous partons ensuite en long tail boat sur l’immense lac (150km²) dont la particularité est d’être un sanctuaire pour la faune sauvage mais il présente aussi d’étonnants paysages de montagnes et de pitons dans l’eau (on parle souvent de ce lac comme étant la Baie d’Along thailandaise). C’est surprenant. Le bateau nous débarque à la grotte aux diamants. Pas de diamants mais d’immenses stalactites et stalagmites, des centaines de chauves-souris, des araignées et une humidité incroyable. L’eau ruisselle autant sur notre front que sur les stalactites ! Puis nous nous dirigeons vers le joli village flottant pour déjeuner et nous installer dans un bungalow flottant tout en bambou. Le début d’après-midi est consacré à la détente et la baignade. L’eau est tiède.
En milieu d’après-midi, nous faisons un premier safari en bateau. Nous observons des calaos, aigles pêcheurs, macaques et semnopithèques. Pas encore de gibbons en vue mais ça va venir mais encore le son de la perçeuse!!! Nous savons enfin d'où provient ce son : c'est une petite cigale qui émet ce son puissant! Retour au paisible village flottant. Le calme règne. Face à nous : les montagnes. Derrière nous : les montagnes. Ce soir, il vente mais nous ne sentons pas le bungalow tanguer, juste le bruit de la paille sur le toit.
Publié à 07:36 , le 5/02/2010, Khao Sok Mots clefs : cigales perceuses, lac chew lan, village flottant, grotte, montagnes, marché En route vers le parc national Khao Sok
7h30 : après une nuit très bruyante au Queen GH, nous nous rendons à l’arrêt de bus pour aller à Khao Sok. Personne n’est en mesure de nous donner, même approximativement, l’horaire du prochain départ. Pire, nous avons été dirigé vers un bus qui n’allait pas du tout à Khao Sok. Au bon arrêt, nous avons patiemment attendu pendant 1h30. Un mini van nous a, bien sûr, proposé ses services, en nous indiquant qu’il n’y aurait pas de bus avant 11h et que le trajet durerait 3h. Lui pouvait nous y emmener en 1h30, moyennant 250 baths/personne. Nous refusons. On n’est pas tous les jours des pigeons ! Finalement à 9h15, le bus local est arrivé. Dans 2h, pour seulement 90 baths (1,80€), nous serons à Khao Sok ! En prime, dans le bus, nous visionnons des clips et du karaoké thaï. Les paysages que nous traversons sont magnifiques, très verts, vallonnés voire montagneux. A l’arrivée Mathilde, une française vivant à Khao Sok, nous attend. C’est parti pour une virée à l’arrière de son pick-up. Destination : les éléphants. En chemin, nous passons des exploitations d’hévéas. La fermentation du caoutchouc sent très fort et est plutôt désagréable.
Khao Sok est une vaste réserve naturelle de la Péninsule Thaïlandaise, située dans une zone climatique très humide puisque subissant les influences du Golfe de Thaïlande et de la Mer d’Andaman. La réserve abrite une grande variété de faune sauvage comme des éléphants, des léopards, des tigres Malais, des varans, des ours Malais, des singes (gibbons, macaques et semnopithèques), de nombreux insectes et rampants et de nombreuses espèces d’oiseaux. A Khao Sok, on trouve également, la plus grosse fleur au monde, la Rafflesia, puisqu’elle peut mesurer jusqu’à 1 mètre de diamètre et peser 7kg. Cette fleur possède une deuxième particularité, celle de dégager une odeur nauséabonde. Malheureusement pour nous, nous sommes arrivés trop tôt pour voir la floraison. Au sein de l’espace protégé se trouve l’immense lac pittoresque de Chew Lan. Au petit camp des éléphants, nous faisons la connaissance de l’éléphant et de son mahout avec qui nous ferons une promenade d’1h30. Notre éléphant se prénomme Tuk Tuk, c’est donc le 1er tuk tuk que nous prenons en Thaïlande. Ce gros pachyderme a le regard doux et le cuir très épais. Son mahout est adorable. La promenade a lieu le long d’un cours d’eau escarpé. Même si, au début, je suis gênée d’imposer cela à l’éléphant et à son mahout, je prends du plaisir à observer la nature (araignées, lézards, lianes…) et les paysages de si haut. C’est une nouvelle expérience. Pour les sensations, disons que ça balançe pas mal... en particulier lorsqu'on est assis sur le cou de l'éléphant et qu'on descend une pente abrupte. Où s'accrochait? Aux oreilles pardi!
Après les éléphants, nous découvrons notre hébergement à la hauteur (c’est le cas de le dire) de ce que j’imaginais. C’est une cabane dans les arbres avec des ponts suspendus et des passerelles partout. Ensuite nous retrouvons une famille belge avec qui nous passerons le reste de notre séjour à Khao Sok. Il s’agit de Michel, Virginie et leur fille Léa. Après le déjeuner, nous partons pour une balade à canoë sur la rivière Sok. Petite déception, nous pensions faire un peu de sport mais finalement un thaïlandais va ramer pour nous. La rivière est très calme, trop calme peut être même. Heureusement, nous voyons de très près des pitons de végétation et quelques animaux : un cobra et un autre serpent en train de nager, des oiseaux (gobe-mouches et pie-grièches), des grenouilles…
Après le canoë, nous faisons une halte dans un temple. Mathilde nous emmène voir un moine momifié. Sentant sa mort approchait, ce moine a préféré consommer des plantes qui devaient le momifier. C’est impressionnant. Nous découvrons aussi qu’ici ce ne sont pas les singes qui sont en cage mais les moines (pour se protéger justement des singes) ! Des cages dans lesquelles les moines dorment sont, en effet, disposées sous la falaise. Mathilde nous explique que chaque homme thaïlandais peut devenir moine à un moment de sa vie, le temps d’une semaine, un mois, un an ou plus. C’est un rite de passage. Une bande de macaques descend de la falaise et vient vers nous pour recevoir des bananes. Ces macaques là ne sont pas farouches, contrairement à ceux que nous avons croisé à Ko Tarutao. Retour au resort. La nuit commence à tomber. Le resort est magnifié par des jeux de lumières. Nous décidons de dîner sur place pour profiter du cadre. Depuis notre arrivée, c’est la première fois, que l’on nous propose une carte des desserts. Ce sera « banana with coconut cream ». Le lait est tiède et les bananes cuites. C’est divin !
Publié à 11:53 , le 2/02/2010, Khao Sok Mots clefs : banana with coconut cream, éléphants, Khao Sok, macaque { Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante } |
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